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ANTIK-MODERNE

Avec ANTIK-MODERNE, Baptiste Leonne n’invoque pas l’Antiquité il la met en crise.

Loin d’un héritage stable ou d’un idéal à préserver, l’Antiquité devient ici une matière vivante, instable quelque chose à réactiver,

à traverser.

Elle n’est plus un modèle, mais un champ de tensions.

Au cœur du travail, deux forces s’affrontent  la photographie et la peinture.

La photographie construit l’image.

Elle organise la scène, fixe les corps dans une composition qui convoque immédiatement l’histoire de la statuaire et de la représentation classiques.

Postures frontales, regards suspendus, immobilité solennelle tout semble appartenir à un imaginaire ancien celui des mythes, des déesses et des figures héroïques figées dans le marbre.

Mais cette stabilité est une fiction.

Elle envahit l’image, la contredit, la fracture.

Couleurs excessives, gestes visibles, matière instable elle refuse la fixité photographique et y injecte une énergie brute, presque violente.

Ce geste ne recouvre pas l’image il la transforme.

Les corps cessent d’être des citations.

Ils deviennent des présences hybrides, prises dans un entre-deux entre mémoire sculpturale et théâtralité contemporaine.

 

Dans ANTIK-MODERNE, le marbre ne disparaît pas il vacille.

Il se dissout dans la chair.
L’idéal classique se déforme sous la pression de la couleur.
L’icône antique bascule vers la figure contemporaine jusqu’à devenir une diva.

Ces figures ne sont pas des survivances.

Ce sont des déplacements.

Des corps mythologiques projetés dans un présent saturé d’images, de spectacle et de mise en scène des figures tragiques rejouant leur propre apparition dans un monde où tout est déjà image.

Une question demeure alors 
que reste-t-il de l’Antiquité dans notre imaginaire visuel aujourd’hui ?

Dans le travail de Baptiste Leonne, la réponse n’est ni nostalgique ni archéologique.
L’Antiquité n’est pas reconstruite elle est traversée, perturbée, réinterprétée à travers un langage visuel mêlant théâtre, photographie et geste pictural.

 

ANTIK-MODERNE révèle ainsi un espace paradoxal 
un territoire où les figures anciennes ne survivent qu’à condition de se transformer.

 

Non plus comme des reliques.

Mais comme des apparitions.

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