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PIECE OF DIVA

A living room, a station platform, a waiting room, an artist's dressing room: these spaces of passage embody emotions and either suspended or lost moments, where time pauses before meeting the unknown. Whether in the warmth and tranquility of a kitchen before joining the guests, in the dressing room before going on the stage and meeting the audience, or even on the entrance of our homes - all these places are like thresholds between two worlds.

These spaces can indeed take on a particular meaning symbolizing a transition between our private and public sphere, between our intimacy and our interactions with the outside world.

In these furtive moments of alteration where time seems to stand still – to allow us a time of concentration, reflection and sometimes even transformation, we prepare ourselves to face the unknown, to share a part of ourselves with others.

Each PIECE OF DIVA is a fragment of time and space, inviting us to enter these transitional spaces and preparing to play our own composition, our own Opera of life.

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ANTIK-MODERNE

Avec ANTIK-MODERNE, Baptiste Leonne n’invoque pas l’Antiquité il la met en crise.

Loin d’un héritage stable ou d’un idéal à préserver, l’Antiquité devient ici une matière vivante, instable quelque chose à réactiver,

à traverser.

Elle n’est plus un modèle, mais un champ de tensions.

Au cœur du travail, deux forces s’affrontent  la photographie et la peinture.

La photographie construit l’image.

Elle organise la scène, fixe les corps dans une composition qui convoque immédiatement l’histoire de la statuaire et de la représentation classiques.

Postures frontales, regards suspendus, immobilité solennelle tout semble appartenir à un imaginaire ancien celui des mythes, des déesses et des figures héroïques figées dans le marbre.

Mais cette stabilité est une fiction.

Elle envahit l’image, la contredit, la fracture.

Couleurs excessives, gestes visibles, matière instable elle refuse la fixité photographique et y injecte une énergie brute, presque violente.

Ce geste ne recouvre pas l’image il la transforme.

Les corps cessent d’être des citations.

Ils deviennent des présences hybrides, prises dans un entre-deux entre mémoire sculpturale et théâtralité contemporaine.

 

Dans ANTIK-MODERNE, le marbre ne disparaît pas il vacille.

Il se dissout dans la chair.
L’idéal classique se déforme sous la pression de la couleur.
L’icône antique bascule vers la figure contemporaine jusqu’à devenir une diva.

Ces figures ne sont pas des survivances.

Ce sont des déplacements.

Des corps mythologiques projetés dans un présent saturé d’images, de spectacle et de mise en scène des figures tragiques rejouant leur propre apparition dans un monde où tout est déjà image.

Une question demeure alors 
que reste-t-il de l’Antiquité dans notre imaginaire visuel aujourd’hui ?

Dans le travail de Baptiste Leonne, la réponse n’est ni nostalgique ni archéologique.
L’Antiquité n’est pas reconstruite elle est traversée, perturbée, réinterprétée à travers un langage visuel mêlant théâtre, photographie et geste pictural.

 

ANTIK-MODERNE révèle ainsi un espace paradoxal 
un territoire où les figures anciennes ne survivent qu’à condition de se transformer.

 

Non plus comme des reliques.

Mais comme des apparitions.

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